CFL gegen Radfahrer: Auf einem Auge blind?

(Oder: Warum ich überlege, nicht mehr mit dem Rad zur Arbeit zu fahren)

Gestern haben mich drei CFL-Beamten in der Taxi-Einbahn am Südende des Bahnhofs gestoppt, haben verlangt, dass ich mich ausweise und angekündigt, das nächste Mal seien ein Protokoll und ein Punkte-Entzug fällig. Diese Einbahn in Gegenrichtung zu fahren, ist die beste Route, um sich möglichst wenigen Gefahren auszusetzen und andere Verkehrsteilnehmer möglichst wenig zu behindern, wenn man vom Bahnhof in Richtung Bonneweger Brücke fahren will.

Ende des Radwegs (CC)

Ende des Radwegs (CC)

Eine Diskussion mit den Beamten, damit sie ein Auge zudrücken, war nicht möglich. Auf den Hinweis, die Radpiste vor der Post sei gefährlich und höre im Nichts auf, antworteten sie, das sei nicht ihr Problem, hier sei CFL-Terrain, und ich habe schließlich gegen den Code de la Route verstoßen. Letzteres ist natürlich richtig. Aber warum gibt es gegenüber Radfahrern, die unerlaubte aber ungefährliche Dinge tun, nicht die gleiche Toleranz wie gegenüber Auto- und Busfahrern, die sich häufig verkehrswidrig UND gefährlich verhalten. Als Radfahrer und Fußgänger kann ich davon ein Lied singen.

Ein bisschen wütend macht mich das schon, denn am Bahnhof werden fast nie Autos und Busse, die bei Rot durch die Ampel fahren, kontrolliert. Und Busse, die Fußgängerstreifen blockieren, auch nicht. Ich muss jetzt aber damit rechnen, demnächst nochmal ertappt und dann angezeigt zu werden. Traurig ist, dass dies ausgerehnet von den CFL ausgeht, die eigentlich Partner der Radfahrer beim Überwinden des massiven motorisierten Individualverkehrs sein sollte.

Was tun? Der Teil meines Arbeitswegs von der Bonneweger Brücke in die Nei Avenue und zurück ist, hält man sich an den Code de la Route, für Radfahrer gefährlich – zu gefährlich, um dort sechs oder acht Mal die Woche zu fahren. Die Alternative aber führt über das CFL-Gelände, das ja neuerdings streng überwacht zu sein scheint. Möglicherweise ist es das Klügste und Sicherste für mich, das Fahrrad als Alltags-Verkehrsmittel aufzugeben. :-(

Ecriture: traiter et raconter

Cette semaine, j’ai traité dans le woxx le sujet de la médecine chinoise. Un peu exténué, comme tous les jeudis soirs, j’ai feuilleté mon gros recueil sur 25 siècles de reportages. J’ai lu plusieurs textes de suite – le style était en général celui du récit (même fictif, quand c’est Defoe qui parle de la peste comme un adulte alors qu’il n’avait que 5 ans quand elle a ravagé Londres). Très loin du style reportage comme il est enseigné par les maîtres allemands. Ceux-ci privilégient un style très “en direct”, avec conversations et témoignages, utilisant les descriptions pour mettre le lecteur dans le bain – et souvent avec des mises en contexte impersonnelles qui ressemblent à ce qu’on fait dans les articles normaux. Comme dans le mien sur la médecine chinoise, où la seule “folie” que je me suis permise a été de nommer deux personnes rien qu’avec leurs prénoms, afin de faire transparaître qu’il s’agit d’amis.

Cuisine occidentale, cuisine chinoise, en Chine j’ai pu goûter aux deux.

Cuisine occidentale, cuisine chinoise, en Chine j’ai pu goûter aux deux.

J’aurais aussi pu raconter comment, après les cours de chinois, quand Anne-Marie me ramenait en voiture, elle me conseillait des remèdes chinois contre le refroidissement, ou me parlait de son expérience. Moi, je restais sceptique, comme je l’ai toujours été par rapport aux médecines “alternatives”. Mais le trajet était trop court, on n’a jamais approfondi le sujet.

Mon scepticisme n’est pas dû au fait que je serais un défenseur de la médecine classique, mais à ce que les modèles théoriques de ces médecines n’ont en général rien d’alternatif au sens où je l’entends. Ces modèles sont souvent encore plus obsédés par la systématisation et la rationalisation que la science orthodoxe. De surcroît – pour se donner un air de sérieux ou pour satisfaire au besoin d’ordre naturel, même quand il s’agit de magie ou de spiritualité – ils laissent bien peu de place au facteur humain, à l’incertitude inhérente aux choses vivantes et au sentiment que l’individu humain est pris dans un tissu de vécu social et corporel qui ne se prête pas à la dissection.

L’art de découper le canard. En Chine, cuisine rime avec médecine, mais de là à essayer la TCM ... Mes doutes dissipés, je m’y mettrai sans doute.

L’art de découper le canard. En Chine, cuisine rime avec médecine, mais de là à essayer la TCM … Mes doutes dissipés, je m’y mettrai sans doute.

J’aurais pu raconter comment, lors de cette soirée à l’ambassade du Luxembourg à Pékin, Xavier a commencé à me parler de son expérience frustrante avec les études de médecine chinoise et de son projet d’organiser une conférence au Luxembourg. C’était déjà le printemps, on se tenait sur la terrasse, avec vue sur le jardin dans la grande cour intérieure. La plupart des invités étaient partis, et, comme d’habitude, le groupe des étudiants luxembourgeois à Pékin, ainsi que l’ambassadeur, sa femme, et ses enfants restaient à discuter ou à jouer. Je crois que j’ai essayé d’expliquer gentiment à Xavier que je m’intéressais à la médecine chinoise en tant que partie de la culture chinoise, mais que je m’en méfiais en tant que médecine. J’ai donc été agréablement surpris quand j’ai compris que les théoriciens avec lesquels il avait retrouvé son goût de la médecine étaient précisément ceux qui ne se satisfaisaient pas de mystérieux flux d’énergie et d’une systématisation basée sur les cinq éléments (trois chez les anthroposophes, je crois ;-). Et qu’on avait – en partie – trouvé des explications scientifiques aux effets bénéfiques provoqués par l’acupuncture, des explications articulées dans le cadre de notre savoir sur la constitution biologique du corps humain. Sachant que j’allais rentrer bientôt – je crois que c’était mon dernier soir à l’ambassade – , je lui ai demandé de me prévenir à l’avance de la date de la conférence. J’avais décidé de profiter de cette occasion pour commencer à investir le sujet de manière journalistique.

C’est fait. Il y aura d’autres occasions. Mais cette idée de raconter plutôt que de “traiter” ne me lâchera pas non plus.

Superbe couverture pour mon premier article sur la médecine traditionnelle chinoise.

Superbe couverture pour mon premier article sur la médecine traditionnelle chinoise.